Pars . Voilà , tu poursuis ou tu fuis . Tu aime puis tu renie . Comme les jours où les averses et le soleil qui tape se relaient . Tu es une contradiction à toi tout seul . Tu te crois unique ; pourtant tu ne l'es pas . Je vois tellement de gens qui te ressemblent , tellement de gens qui me dégoutent . C'est vrai , moi aussi je me lasse , moi aussi je pars et je reviens , je cours , je m'envole puis t'ignore . Je t'ai vu renaitre comme une étoile , briller de mille feux et cacher les autres par ta puissance . J'attends ta défaite , ta chute éternelle . Je te verrai dégringoler , continuer , tomber , tomber , tomber de plus en plus bas jusqu'à l'enfer . Tel un junkie , il n'y a qu'une issue possible et elle est irrévocable . Je vois tes larmes , qui brulent ta peau , tellement salées , tellement amères ; autant que tes regrets . Un criminel qui n'avait pas un bon plan , maintenant t'es surveillé . Désormais c'est les mots , les mots qui tuent , les mots qui te déchiquettent et t'éparpillent à chaque recoin où tu ne voulais plus aller . Je vois briller dans tes yeux la haine que jamais tu n'aurai jamais du avoir . Maintenant , chacun de notre côtés , tu sais que je recule plutôt qu'avancer . Tu t'en sors bien , à croire que tu as perdu ton c½ur . Je suis en manque de quelque chose , j'ai les nerfs qui lâchent , les jambes qui s'entrechoquent et ma langue qui ne s'arrête jamais de parler . Tout le dégout que tu m'apportais , tout le mal que tu m'as donné ; tu m'as contaminé , je crois même être condamné . Je n'arrive pas à pleurer , j'ai souvent mal , je me sens souvent délaissée , et pourtant quand j'y pense , tout ce qui me permet de vivre c'est l'envie de partir . La rage qui me détruit mais qui me fait rebondir , la haine et l'horreur envers moi même qui me font être quelqu'un que je ne suis pas . J'ai recommencé à aimer ; je n'en suis que plus lassé . C'est de l'incompréhension envers ma propre façon d'être . Ma lâcheté et les résolutions qui partent en fumée , ni vu ni connu . Je fais tout pour simplifier mais ça n'en devient qu'encore plus dur . Reviens moi , que j'ai une raison d'haïr le monde , une raison de pleurer , une raison de vomir , une raison de tout abandonner , de détruire tout ce que j'ai construit . Parce que maintenant tu t'es barré et c'est censé aller mieux . Je passe pour folle , colérique , hystérique . Je voulais encore et encore te haïr car maintenant je sais que c'est le mieux à faire , parce que jamais , non , jamais je ne pourrais me reconstruire ; te reconstruire et te réinventer . Tel une étoile , tu vas disparaître en laissant autour de toi ce ciel d'encre , sans aucune lumière qui n'éclaire notre chemin .